Par Peter Anderson SAINT FLEUR
En matière de lecture, il faut toujours tenir compte du contexte. Car dans un texte, chaque mot, chaque phrase, chaque ponctuation a sa place et joue son rôle. Le contexte immédiat, ce qui est écrit avant, ce qui est écrit après, rend possible une parfaite lecture du texte et évite les mésinterprétations.
En prenant une phrase d’une parole prononcée, n’importe qui peut faire dire n’importe quoi à quelqu’un. Rien n’est plus dangereux, pour la culture et la transmission de l’information, que de livrer une pensée, une citation, une anecdote, hors contexte.
La règle du respect du contexte est valable pour tous types de textes. Qu’on a affaire à des textes sacrés, religieux, scientifiques, journalistiques… il convient de respecter l’auteur. Le contexte d’un texte ne concerne donc pas seulement le texte mais son environnement social, sa genèse, les circonstances dans lesquelles le texte a été écrit ou prononcé.
Des questions simples sont à se poser quand je suis devant un texte : qui parle ? (identité de l’auteur) ; de quoi parle-t-il ? (objet de la communication) ; pourquoi ou pour quoi parle-t-il ? (objectif de la communication) ; comment parle-t-il ? (attitude de l’auteur)… Ces questions peuvent être d’une grande utilité si le lecteur prend le temps de se les poser.
Texte sans contexte n’est que ruine et appauvrissement du texte. Il n’est pas bon de rester à la surface des choses, il faut aller plus loin : questionner le texte, entrer en relation avec lui, apprendre à lire entre les lignes, saisir les enjeux, comprendre le choix des mots, distinguer les arguments…
Rien de mieux qu’une relation textuelle pour saisir un texte dans son contexte. Ce faisant, le lecteur diminuera considérablement ses chances de tomber dans certains pièges.