Par Peter Anderson SAINT FLEUR
Introduction
Dans le billet précédent, je vous ai parlé de la prière faite avec foi. Maintenant, je vous propose de voir de plus près la notion de persévérance dans la prière. Car toute la vie du croyant est rythmée par sa relation constante au Seigneur par la prière, l’adoration, la louange et le service. La prière est un exercice spirituel qui demande constance et persévérance pour combattre « le bon combat » de la foi.
2. Prier avec persévérance
La persévérance dans la prière nous est clairement enseignée dans la Bible. La prière est la respiration de l’âme. Elle est un cri du cœur vers Dieu. De même que personne ne peut vivre sans respirer, nul croyant ne peut vivre sans prier. C’est donc constamment, régulièrement et avec fidélité que le croyant doit prier son Dieu. La constance dans la prière recommandée par l’apôtre Paul quand il écrit : « Priez sans cesse » (1Thessaloniciens 5.17). La prière est une communication, un dialogue régulier entre le croyant et son Seigneur. Du lever du soleil jusqu’à son coucher, la vie du croyant est rythmée par la prière. Le psalmiste écrit : « Aie pitié de moi Seigneur ! Car je crie à toi tout le jour. » (Psaume 86.3). Il est important dans la vie du chrétien de cultiver un contact régulier avec Dieu, son Père.
Dans l’évangile selon Luc 18.1-8, Jésus raconte une histoire (une parabole) à ses disciples pour leur montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher (v.1). Cette parabole met aux prises un juge qui ne craignait point Dieu et n’avait d’égard pour personne (v.2) et une veuve qui réclamait justice de sa partie adverse (v.3). Jésus met l’accent sur l’obstination avec laquelle la veuve venait régulièrement, « sans cesse », importuner le juge. Celui-ci finit par rendre justice à la veuve. Jésus utilise ici ce que les théologiens appellent le raisonnement à fortiori ; c’est-à-dire si le juge irrévérencieux finit par rendre justice à la veuve, à plus forte raison, « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? » (v.7). Quand nous prions le Seigneur avec régularité, constance et insistance, nous pouvons être sûrs, d’une manière ou d’une autre, d’obtenir une réponse de sa part. Il nous faut donc prier sans jamais nous décourager. (Lire aussi Marc 7.24-30 ;Luc 11.5-13). Dans la joie aussi bien que dans l’épreuve il communique, il parle avec son Seigneur en qui il place toute sa confiance et son espérance.